Nos motivations

Matet
« Lorsqu’on visite aujourd’hui des établissements qui traitent de gros tonnages de vinification en rouge, et que l’on constate l’importance des moyens mécaniques mis en oeuvre et de la puissance énergétique consommée, on se demande comment on pouvait faire du vin pendant les trois ou quatre millénaires écoulés où cette arsenal n’existait pas, et en produisant cependant des vins de hautes qualités qui ont fait la réputation des grands vignobles actuels.
En fait le mode de vinification que l’on dit aujourd’hui classique, conventionnel ou rationnel, est d’invention récente et trouve sa source dans les méthodes intensives et industrielles qui avaient cours en Afrique du Nord avant la première guerre mondiale, et qui furent introduites en Europe à partir de 1920 par les ingénieurs de l’Ecole Agronomique de Maison-Carrée. »
Max Léglise

 

Parce qu’il est temps que nous nous réapproprions nos productions dans nos espaces naturels pour qu’elles puissent à nouveau être en adéquation avec des besoins, des territoires et des traditions et qu’elles répondent à des attentes bien réelles. Le modèle productiviste nous semble discutable et nous nous engageons dans une démarche alternative. Une démarche au sein de laquelle l’Homme retrouve sa place centrale d’acteur local dans la production agricole. Nous souhaitons opter pour une vision à long terme à la fois globale et collective.
Cette démarche se traduit dans nos vignes par un travail lent visant à reproduire des gestes ancestraux qui tendent à disparaître. Les outils majoritairement employés sont simples et ne tombent jamais en panne. En effet, les outils motorisés sont limités et aucun outil « auto-porté » n’est employé dans le vignoble. Notre priorité revient à la bonne santé de nos sols et à la ré-introduction d’une faune auxiliaire nombreuse et variée. Nous souhaitons faire travailler les poules, les chauves-souris et les coccinelles qui sont chacune d’impitoyables chasseuses de parasites. Respecter des principes culturaux simples tel qu’introduire une diversité d’espèces ou encore éviter de trop enrichir les sols puisque l’on sait que cela favorise l’attrait des différents « parasites » pour nos ceps…
Le Clos Vagabond souhaite également par la réalisation d’une structure d’accueil oenotouristique partager avec un maximum de personnes cette vision qui correspond au renouveau, à une évolution lente, verte et efficace du monde agricole.
  Ainsi nous pensons que le vin doit être le fruit d’un travail passionné.

 

                                                                                
Durban